Dans « la mémoire des embruns », Karen Viggers raconte la fin de vie d’une femme qui décide de revenir sur l’île où elle a vécu des moments heureux avec son mari et ses enfants, contre l’avis de tous ses proches. Elle veut revoir ses lieux sauvages et y mourir. Elle est aidée dans cette démarche par un de ses trois enfants, par sa petite fille et par un garde chasse peu bavard. Ses deux autres enfants sont soit hostile pour l’une, soit indifférent pour l’autre à ce projet. Déni de sa fin inéluctable.

La rencontre avec cette femme déterminée à mourir là où elle veut, amène chacun à réfléchir à sa propre vie. La confrontation avec la mort est toujours un révélateur des aspirations profondes des uns et des autres,  sublimes ou médiocres.

Je me souviens de cet homme de pouvoir, « maître du monde » riche et faussement autoritaire, qui a choisi de mourir à l’hôpital plutôt que de rentrer chez cette femme dont il n’a jamais réussi à divorcer et qui avait tenté de le séquestrer chez elle pour qu’il meurt avec elle et non avec « l’autre ». Celle avec qui il vivait depuis presque 30 ans.

Choisir le lieu, le moment et avec qui mourir…..

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